Le Monde de Nalya

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07 janvier 2008

Mc Luhan

mcluhanPrésentation : McLuhan, Herbert Marshall, théoricien des communications canadien (1911 -1980). Professeur d'anglais à l'Université de Toronto, McLuhan acquiert une renommée internationale dans les années 60 pour ses études des effets des médias sur la pensée et le comportement.

SES CONCEPTS :

Les trois âges de l'humanité

Ce sont nos techniques de communication qui déterminent nos modes de perception et de connaissance. À chaque âge son medium, de la parole aux médias électroniques.

Dans le développement du processus de communication, on peut distinguer trois étapes :

  • le stade primitif de la société sans écriture, dans lequel l'usage de la parole domine ;
  • la « galaxie Gutenberg », où l'imprimerie tromphe et multiplie les informations visuelles mais parcellise l'information et la nature humaine (ce qui entraîne le travail à la chaîne, le nationalisme en politique, etc.) ;
  • la « galaxie Marconi » ou ère électronique, qui propose un message simplifié mais global et reconstitue la famille humaine en une seule « tribu mondiale ».

Un modelage mutuel

Nous façonnons des outils qui, à leur tour, nous façonnent...

McLuhan s'attache davantage au « sensorium », c'est-à-dire à l'effet des médias sur nos sens. Il pose pour postulat que les médias agissent sur nous, car ils manipulent les proportions dans lesquelles interviennent nos sens. Ainsi, l'alphabet phonétique valorise la vue, qui détermine à son tour notre façon de penser.

Des prolongements du corps humain

Plus qu'un moyen, le medium est une prothèse de l'œil, de la main, de l'oreille et, au-delà, du système nerveux.

McLuhan considère toutes les technologies comme autant d'extensions du corps : le crayon prolonge la main, et la roue prolonge le pied. Ces extensions demeurent cependant dialectiques : issues d'un environnement (avec ses dimensions sociales, politiques et économiques), elles modifient aussi cet environnement. Ainsi, les environnements tout autant que les technologies modifient nos vies. McLuhan affirme que les médias créent des environnements qui influencent nos perceptions à tel point que nous n'en notons plus totalement les conséquences.

Plus qu'un moyen, le medium est une prothèse de l'œil, de la main, de l'oreille et, au-delà, du système nerveux.

McLuhan considère toutes les technologies comme autant d'extensions du corps : le crayon prolonge la main, et la roue prolonge le pied. Ces extensions demeurent cependant dialectiques : issues d'un environnement (avec ses dimensions sociales, politiques et économiques), elles modifient aussi cet environnement. Ainsi, les environnements tout autant que les technologies modifient nos vies. McLuhan affirme que les médias créent des environnements qui influencent nos perceptions à tel point que nous n'en notons plus totalement les conséquences.

“World is a global village”

Un « village global » où chacun serait en relation avec chacun. McLuhan en a rêvé; Internet l'a fait !

La métaphore du village global fut énoncée pour la première fois en 1962 par le canadien Marshall McLuhan pour décrire l'essor des médias électroniques et leur influence croissante sur les sociétés humaines. Dans son livre La Galaxie Gutenberg, le théoricien de la Communication pressent l'émergence d'une "tribu mondiale", humanité transformée par la "galaxie Marconi" où l'électronique engendre de nouveaux instruments médiatiques et induit de nouvelles perceptions.

« Le medium c’est le message »

L'essentiel n'est pas dans le contenu transmis, mais dans le mode de transmission.

Mc Luhan renverse la perspective habituelle, dans son livre « Pour comprendre les médias » (1964), en affirmant que « le message, c’est le medium ». Ce qui importe, ce n’est pas, selon lui, le contenu des messages, mais la façon dont ceux-ci sont transmis. Autrement dit, le mode de transmission d’une culture influe sur celle-ci et la transforme. L’important c’est le «message » exercé par les médias sur les modes d’appréhension et de perception du monde et de ses réalités. Donc ce n'est pas le contenu qui affecte la société, mais le canal de transmission lui-même.

En énonçant que le message, c'est le média, il énonce entre autres que le fond (l'important) c'est la forme prise par le média (l'effet de la technologie), ainsi que sa combinaison avec son message.

Les médias chauds et froids :

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La distinction entre un média « chaud » et un média « froid » s'appuie sur les effets sensoriels différents qu'ont les médias à haute résolution ou à basse résolution.

Ø Les médias à haute résolution (dits « chauds »), tels que la presse ou la radio, sont riches en information et se prêtent moins à la participation sensorielle du lecteur ou de l'auditeur pour compléter l'information.

Ø Par contre, les médias à basse résolution (dits « froids »), tels que le téléphone ou la télévision, sont relativement pauvres en information et exigent de l'usager une plus grande participation sensorielle.

La forme de chaque média fait appel à un agencement différent de l'ordre des sens et, par conséquent, crée de nouvelles formes de conscience. Ces transformations des perceptions donnent ainsi son sens au message. Autrement dit, « le médium constitue le message même ».

Sources : Encylopaedia Universalis en ligne; L'encyclopédie libre Wikipédia ; l'Encyclopédie canadienne HISTOR!CA ; cours "théorie de la communication" de JL Michel ; billet du blog "les théories de la communication" ; biographie Mac Luhan sur le site de la bibliothèque et archives du Canada.

http://www.wikio.fr
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M. Mc Combs et D. L. Shaw ou la théorie de l’agenda-setting

Contexte :

• Mc Combs et Shaw analysent également les campagnes électorales dans l’optique de l’influence sur les gens. Ils vont déboucher sur une théorie psychosociologique plus fine en essayant de comprendre les dynamiques à l’œuvre. En terme de recherche au niveau électoral, les Etats-Unis sont un parfait terrain de recherche puisque le système américain est binaire (Démocrates-Républicains).

• Mc Combs et Shaw partent de deux constatations contradictoires :

- Il est faux de dire que les médias influencent directement leur public.

- Il est faut de dire qu’ils ne l’influencent pas.

Ils vont donc aboutir à une théorie développant l’idée que les médias mettent un certain nombre d’information « à l’agenda », à l’ordre du jour. Ils nous disent ce à quoi il faut penser. Cependant, ils ne nous influencent pas directement quant à ce qu’il faut en penser.

• Cette théorie est le fruit de cinq recherches successives : deux de Mc Combs et Shaw et 3 autres.

La théorie :2008_01_07_121255

L'hypothèse de base est la suivante: les médias exercent un effet considérable sur la formation de l'opinion publique, en attirant l'attention de l'audience sur certains évènements et en négligeant d'autres.

Les médias définissent ainsi le calendrier des évènements et la hiérarchie des
sujets qu’il note dans leur agenda. Ce qui entraine immanquablement que les auditeurs ou les téléspectateurs le notent aussi et le mémorisent à leur tour. En plus de l'ordre de présentation des nouvelles du jour (comme le dit Postman), le médiateur va influencer de manière plus voyante ses auditeurs par son commentaire verbal ou gestuel, par le montage, par les illustrations visuelles ou sonores qui seront choisies. Le récepteur se trouve ainsi soumis à une double influence : celle du choix du sujet et celle du commentaire sur le sujet.

Par conséquent, la fonction des médias n'est pas de dire aux gens ce qu'ils doivent penser mais sur quoi ils doivent porter leur attention. Ils proposent donc l'hypothèse suivante: il existe une relation entre l'ordre hiérarchique des évènements présentés par les médias et la hiérarchie de signification attachée à ces mêmes problèmes de la part du public et des politiciens.

Bilan:

• Il existe bien une influence des médias sur le public par le biais d’une mise à l’ordre du jour d’un certain nombre de thèmes.

• L’opinion personnelle n’est pas nécessairement influencée par les médias. Ils disent à quoi mais pas comment il faut penser.

L’opinion individuelle n’est pas déterminée par les médias. C’est un mécanisme complexe qui passe par l’appartenance sociale et dans laquelle jouent les médias.

• Des chercheurs vont se demander comment fonctionne la mise à l’agenda, quelle relation existe entre la connaissance d’un sujet et sa mise à l’agenda. Ils vont montrer que plus on connaît un sujet, moins on se fait influencer par les médias.

• La mise à l’ordre du jour agit sur le processus de régulation sociale car si les médias ne décidaient pas de parler d’un sujet précis, personne à part les spécialistes ne s’en préoccuperait. Les médias mettent en relief des évènements. Ils influencent de ce fait la dynamique sociale.

Du point de vue de cette théorie, la presse n’est pas un miroir de la société mais fonctionne plutôt comme un projecteur. Se pose alors la question de la responsabilité des journalistes et des professionnels de la communication. Bourdieu a étudié ce thème en se demandant ce qui se passe dans le jeu médiatique.

Sources : Cours sur "les théories de la communication" de J.L. Michel ; QSJ "sciences de la communication" 1992.


http://www.wikio.fr
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Insolite : épreuve "media studies"

Vu sur le Café pédagogique du 7/01/08 :

Insozzr1001"Les lycéens anglais pourront présenter dès 2009 une nouvelle épreuve, les "media studies". Dans cet enseignement, on ne leur demandera pas de disserter mais de créer un objet médiatique (film, animation, publicité) et de décrire à travers un blog, un podcast ou un DVD leur démarche. "

Indizzr2005

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